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À propos shoko

Le quotidien, les recettes, les récits de voyage d'une famille franco-americano-japonaise. フランス育ちの日本人。食べる、飲む、料理、旅行が大好き。アメリカ人の夫と2015年夏生まれの娘との3ヶ国語家族の毎日。

muffin fraise-thé et Taipei

MUFFIN FRAISE-THÉ
Pour réaliser ces muffins, j’ai utilisé ces pépites de confiture à la fraise qu’on m’a donné, qui sont solides au début et fonde à la chaleur.
C’est très pratique mais un peu chimique. Dommage! A utiliser pour faire du pain par exemple. Pour cette recette, vous pouvez remplacer par de la confiture de fraise.
Mais le goût de la fraise y est et il se marie très bien avec le parfum du thé. Un petit goûté léger en goût et en texture.
Voici la recette pour 6 muffins:

  • 160g farine + 1cc levure chimique
  • 5g thé en feuille ou un sachet de thé
  • 2 œufs
  • 100g beurre
  • 100g sucre
  • 80ml lait
  • 30 à 50g confiture

Laisser les œufs et le beurre à la température ambiante.

  1. Moudre les feuilles de thé pour ensuite passer au tamis avec la farine et la levure. Tamiser en tout 3 fois.
  2. Travailler le beurre en ajoutant le sucre en 3, 4 fois. Le rendre blanc et crémeux. Préchauffer le four à 170°
  3. Y ajouter les œufs battus en 3, 4 fois. Mélanger à chaque fois.
  4. Ajouter dans l’ordre: 1/3 farine, 1/2 lait, 1/3 farine, 1/2 lait et 1/3 farine. Mélanger à chaque le minimum. C’est le secret pour avoir un muffin moelleux.
  5. Ajouter la confiture, mélanger très vite et mettre dans les moules. Cuire au four à 170° environ 20min. Quand la fente est sèche, s’est cuit!

Il est bon chaud et il est bon le lendemain matin aussi. Emballé et prêt à être offert. Bon appétit!


Comme indiqué dans le titre, j’ai passé quelques jours à Taiwan.
Je suis partie vendre des produits de Tottori dans un grand magasin japonais à Taipei. Donc j’ai très peu visité. Mais j’ai quelques photos, surtout des repas que j’ai fait. Alors, bon appétit 🙂

Dernier jour, 1/2 journée de visite.

Mengjia Longshan Temple, temple aux dragons et montagne. Il y plusieurs divinités et on peut faire autant de vœux qu’on veut aux divinités qu’on souhaite: réussite scolaire, famille, santé, argent, amour…

Voilà. Me revoilà de retour à Tokyo où j’espère pouvoir vous offrir de nouvelles photos gourmandes.

salade de concombre au gingembre et balade gourmande à Osaka

salade concombre gingembre
Un accompagnement pour un repas asiatique. Il s’accommode très bien avec des plats un peu gras. Frais et facile.

  • 1 concombre français
  • 1 pincée de sel
  • 1 à 2 cs huile de sésame
  • 1 morceau de gingembre, ~2cm long
  1. Peler le concombre en zèbre. Scinder en 2, retirer le cœur aqueux. Couper en bâton de 5cm environ.
  2. Dans un sac plastique propre, mettre le concombre et le sel. Masser par dessus le sac et laisser reposer 15mn à 30mn.
  3. Emincer le gingembre. Si il est trop salé, rincer à l’eau rapidement. Egoutter le concombre, mélanger huile de sésame et gingembre. Servir frais.

Bon appétit!


La suite donc du petit voyage à Kobé/Osaka. Là, c’est à Namba. Le quartier des restaurants et des magasins de souvenir!

D’ailleurs, le soir même, on allait à un restaurant de okonomiyaki (galette à base de choux) spécialité de Osaka et de Hiroshima (d’une autre manière). Nous avions testé MIZUNO à Dotonbori. Il y avait une bonne 1/2h de queue au moins. Une de leur spécialité est un okonomiyaki au igname, sans farine. Très léger, très aéré. Très bon mais peut être trop léger pour nos estomacs vides… 😀


A consommer avec une bonne bière fraîche, « biiru! »

A ne pas manquer à Osaka pour les gourmands, le quartier coréen de Tsuruhashi, toujours à Osaka. Quelques trains desservent Tsuruhashi et la gare est complètement envahie de commerce de tout genre un peu vieillot et des boui-boui coréens. Mais à 15mn à pieds de là, il y a une rue commerçante remplie de magasin de kimchi, épiceries, restaurants… coréens.

A peine le déjeuner terminé, nous voilà partis à Shinsekai pour le dîner. Ici, on mange des brochettes panées. Une autre spécialité de Osaka. Ainsi la mascotte du lieu, Billiken. (pour en savoir plus sur cette statue, wiki anglais ici)


Bon, ce fut un petit tour de Osaka. Je vous reparlerai une autre fois de cette ville folle !

Porc char siu et Arima Onsen


Le porc char siu est comme le porc laqué, sucré-salé (l’article wiki en anglais ici.) Peut être que certains comprendront mieux si je vous dis que c’est les tranches de porc qu’on trouve dans les bols de ramen.
Cette version est l’express, prêt en 1/2h. Ce n’est pas aussi tendre et goûteux que le classique mais c’est très bon.

Voici la recette pour 2:

  • environ 300g de poitrine de poc
  • gingembre, 3 à 5 cm de rondelle
  • 1/2 poireau (la partie blanche)
  • 3cs sauce soja
  • 1cs mirin + 2cs saké ou 3cs saké+1cc sucre
  • 1cs sucre
  • 20 à 50ml eau
  • papier sulfurisé, du diamètre de la casserole
  1. Préparer le poireau. Laver le poireau. Couper la partie blanche en 5 à 10cm de long. Feindre en 2 pour extraire le cœur. Ainsi vous obtenez une sorte de feuillet de poireau. Jeter la 1ère couche. Aplatir et couper en julienne. Mettre dans un passoire. Garder les cœurs retirés.
  2. Laver le poireau ainsi coupé sous l’eau. Rincer en frottant entre les paumes de la main. Le gluant va disparaître et les filaments de poireau vont se boucler comme sur la photo. Laisser égoutter.
  3. Dans une poêle très bien chauffée, mettre le porc coupé en 3. Faire caraméliser toutes les faces à feu fort.
  4. Une fois toutes les faces caramélisées, mettre les morceaux dans une casserole type le Creuset. Mettre le gingembre coupé en fine rondelle avec la peau, les cœurs du poireau, la partie verte du poireau et les sauces. Mettre de l’eau. Il faut que au moins la 1/2 de la hauteur de la viande soit couverte.
  5. Mettre le tout au feu moyen, couvrir avec le papier sulfurisé coupé en diamètre de la casserole, percé de quelques trous. Bien faire adhérer la papier aux morceaux. Cuire ainsi 1/2h, surveiller de temps en temps pour ne pas que ça crame, retourner la viande 2, 3 fois.
  6. Couper le feu, sortir la viande, couper en fine rondelle. Attention, c’est très chaud. Tenir avec une pince par exemple. Etaler les tranches sur un lit de salade (ici, chou), mettre les filaments de poireau et verser juste la sauce par dessus. Servir avec un bon bol de riz

Bon appétit!

En version donburi, c’est à dire, sur du riz en un seul bol. Riz+poireau+porc+sésame. J’étais un peu trop gourmande, je conseille de mettre moins de viande (2/3 de ça?), sinon c’est un peu gras. Haha…


Arima Onsen, comme c’est indiqué dans le titre est une village de bain thermal qui se trouve près de Kobé, à environ 1/2 de chez ma mère en voiture.
C’est un des plus anciens sites thermaux au Japon (merci toujours wiki). Nous étions 3 et nous avions choisi la formule déjeuner+bain, plus abordable et simple.

Je vous avais déjà présenté cet auberge TOSEN GOSHOBO dans mon article du 2 janvier 2011. J’avais juste déjeuné. Cette fois ci, j’ai aussi pris un bain.

La spécialité de ce restaurant SANBO KAN est bien sûr, le bœuf de Kobé. Un chef nous le prépare sous nos yeux.
Et pour le bain, c’est un bain « doré »: l’eau contient du fer qui s’oxyde dès le contact avec l’air rendant l’eau complètement opaque et rougeâtre. Du coup, le bain est presque mixe. Si on est assis, on voit rien sous l’eau 😉
Voici les photos!


Malheureusement le temps n’était pas au RDV mais ce fut un après-midi relaxant.

Le prochain épisode, la suite du visite à Osaka…


Etablissement du jour
TOSEN GOSHOBO
858, Arima-cho, Kita-ku, Kobe City 651-1401 HYOGO
+8178-904-0551

Okayama et momotaro

Pas de recette aujourd’hui. A la place, je vous présente une nouvelle ville au Japon. C’est Okayama, qui se trouve entre Osaka et Hiroshima (environ 180km de Osaka et 160km de Hiroshima). La ville se trouve face à la mer intérieure, en face de Shikoku. Climat doux, peu pluvieux.

C’est à 40min de Osaka en shinkansen. Je suis partie pour 2j/1 nuit avec ma mère.

C’était juste après le typhon Talas. L’air était incroyablement sec, le temps magnifique. A quelques minutes en train de la ville de Okayama (qui est aussi le nom du département), se trouve la ville de Kurashiki, avec sa ville historique.

La ville est connue pour ses nouilles de blé tendre, udon. La grande ville de udon se trouve à Shikoku, sur l’île en face. Ici, les nouilles sont plus tendres mais tout aussi élastique. Pour ceux qui aiment ces nouilles, je vous les conseille!

Visite de la ville historique de Kurashiki, d »un des 3 plus beaux parc du Japon »,

Le lendemain, nous avons pris un petit train pour aller visiter un sanctuaire.

Cette région (comme beaucoup d’autres au Japon), a sa mascotte. On en voit partout, il s’appelle Momotaro. C’est le héros d’une des folklores la plus célèbre du Japon.
Moi je connais la version suivante: un vieux couple souhaite avoir un enfant. Un jour, le grand-père part à la montagne chercher du bois, et la grand mère va à la rivière laver le linge. Alors, une grosse pêche descend le fleuve. La grand mère la récupère mais en l’ouvrant à la maison, ils trouvent un enfant. (momo=pêche)
Plus grand, il décide d’aller prende la tête de démon, oni avec un chien, un singe et un faisan qu’ils apprivoisent grâce à une pâtisserie, kibi dango. Ils chassent le démon et revient riche…

La pêche est une des spécialité de la région avec le raisin. Et cette région s’appelait « Kibi » dans le temps ancien.

Le sanctuaire où nous avons été vénère un soldat qui aurait servi de modèle à cette folklore. C’est un magnifique sanctuaire, à l’architecture unique. C’était vraiment très agréable!


Voilà.
Il y a de nouveau un typhon sur les archipels. Je suis de nouveau vers Kobé et il pleut beaucoup. Ma maison ne craint rien mais le Japon traverse des moments difficiles, inondations, écroulement de terrain sont attendus, des alertes sont un peu partout lancés.
J’espère que tout cela se calmera vite et bien.


Restaurant du jour:
Izakaya Sakura
22-17 Motomachi, Kitaku-eki Okayama-shi, Okayama
tel: 086-255-7553
fermé dimanche
C’est un izakaya (alcool et repas). Le udon est servi que pour le déjeuner.

Salade japonaise à l’aubergine et au mioga et Echizen washi à Tokyo

salade aubergine et myoga
Il fait toujours plus de 30°c à Tokyo. On espérait que le typhon Talas allait nous rendre la vie plus agréable. Ca était le cas que quelques jours après son passage meurtrier.

Voici une recette fraîche et facile si vous avez les ingrédients. Pour cette recette, il faut 2 ingrédients assez typique: mioga, un légume de la famille de gingembre dont la définition wiki est ici. On le consomme souvent cru, émincé. Son parfum est assez fort, unique. Tout le monde ne l’adore pas. On doit pouvoir le trouver chez les chinois ou chez les épiciers japonais, mais peut être pas toute l’année.
L’autre ingrédient est ponzu. Une sauce à base de sauce soja, dashi, un peu de saké et du jus d’agrume. Ce jus peut être du citron mais souvent on utilise les agrumes japonais tels que yuzu, kabosu. C’est dans cette sauce qu’on trempe les viandes de shabu-shabu ou les légumes de nabé, fondue à la japonaise. La sauce est idéale pour rendre toutes les salades japonaises.

La recette! pour 2 à 3 personnes:

  • 1 aubergine à la française
  • 2 mioga
  • un doigt de gingembre
  1. Laver l’aubergine, couper en 3 rondelles et en faire des bâtonnets. Eplucher le gingembre et râper. Laver les mioga et émincer.
  2. Passer l’aubergine sous l’eau fraîche, bien essorer. Dans une poêle huilée bien chauffée, mettre l’aubergine et faire sauter. Quand c’est cuit, un peu caramélisé, mettre sur une grande assiette. Ce sera joli des les installes le plus possible à plat.
  3. Faire une motte de mioga émincé, poser le gingembre râpé et verser la sauce ponzu en décrivant 2 grands cercles au dessus du plat. Saupoudrer avec du sésame blanc si nécessaire.

Bon appétit! Facile!


Pour ceux qui me suivent (et merci beaucoup!) vous savez que j’ai un lien fort avec les artisans de papier japonais (washi) de la région de Fukui (Echizen). Pour ceux qui ne savent pas voici les quelques mois que j’ai passé parmi les artisans ici. C’était en 2006, 5 ans déjà!
En ce moment, et jusque 11 octobre 2011, de quantité importante de ces papiers sont utilisés pour décorer un grand magasin à Tokyo, le Takashimaya (et pour connaître comment ça marche au Japon, c’est ici). C’est le même qui est dans Printemps Haussmann!

C’est très rare qu’une promotion aussi visible soit faite autour du papier, car d’habitude, il faut se rendre dans des lieux exprès pour voir exposer ces papiers. Sinon, on indique rarement quel papier est utilisé pour tapisser le fond d’une vitrine.

Mais cette fois, le nom de l’artisan papier, l’entreprise qui a fournit le papier (dont le lien est ici est écrit en grand sur une pancarte. Je suis vraiment contente que cela se soit réalisé.
On m’a demandé de prendre en photo ces magnifiques papiers et je vous en fait part. Si jamais vous passez par Tokyo avant le 11 octobre, vous penserez à moi 🙂