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Mon tour de table du monde 4 – Ouzbékistan (part 2)

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Registan, Samarkand

J’ai enfin un peu de temps alors je profite pour écrire la suite de mon périple ouzbék (ici, la 1ère partie).

Oui, j’ai bien retrouvé ma copine à Samarkand. J’étais partie de la frontière vers 7, 8h du matin et après avoir pris un taxi collectif jusqu’à Andijan, puis un autre jusqu’à la capitale Tashkent, puis un mini-bus… je suis arrivée à Samarkand vers 9h du soir. Maintenant faut trouver l’hôtel. Parce que le bus nous descend un endroit de la ville… mais où? Une femme m’a trouvé un taxi et j’ai pu arriver à mon B&B… ma copine m’attendait dans la cour. Quel soulagement!

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Bahodir B&B, Samarkand

Et donc place à la visite de la ville, de ses mosquées, son marché…

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Mosquée Bibi KhanoumIMG_4013.JPGIMG_4014.JPG
C’est très grand…!

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Mais à l’intérieur est bien dégradé.

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Dans la soirée… c’est énorme.

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Au marché, tout est numéroté, bien rangé…

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Une petite, salade?

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La Mosquée, les pasthèques et… 🙂

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Stand de saucisse (bovine et paraît, du cheval…)

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Dans les rues derrière le marché

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A l’intérieur du Registan

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Une salle de mariés, Registan

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Il y a des portes partout et toutes petites. Ce n’est pas parce que les Ouzbéks sont petits, mais c’est pour forcer les invités à se baisser en entrant, un signe de respect.

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Dans la partie centrale. Toute dorée.

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Un distributeur de boissons gazeuses, dans une rue de Samarkand.

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En périphérie de Samarkand, pour partir dans la région de Sardanya, vers le nord, près de Tashkent.

Nous étions invitées dans la famille d’une fille que nous avions rencontré à Paris. Nous avons été accueilli comme des rois.

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Un petit déj luxeux (je pense, à la frontière, c’était thé et pain) ouzbék. Par contre, on est envahi de mouches, faut pas faire la difficile…

Toute la famille sont professeurs. Nous avons donc fait une visite de l’école de ville, maternelle, primaire, collège, lycée.

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Les uniformes ouzbéks… y en a en noir, brun ou bleu comme ici.

Mais la visite a vite changé en une « tournée de star ». On a été envahi par les enfants, photos, serrage de mains, autographe (si, si)… impossible de faire cours! On ne comprenait pas grand chose, on nous prenait en photo presque dans chaque classe, avec une prof, avec un autre, avec la directrice… on nous a chanté même une chanson. A la fin, on a dû se réfugier dans la voiture poursuivies par des enfants en furie qui voulaient un mot sur leur cahier… ^^ Drôle d’expérience!

Parce qu’il fallait partir pour assister à une « fête ». On nous avait dit un « birthday ». Celui de 2 garçons de 3 et 4 ans. Tout le monde arrive dans un restaurant, avec un tapis sous le bras. On s’offre des tapis, ici. Mais quelle fête pour un anniversaire de 3 ans… bizarre. Alors je demande:
« on fête comme ça tous les ans? » alors hésitation, et le frère nous fait un signe, genre il coupe son bout d’index avec l’autre index… AAAAHHHHHHH j’ai compris!!! circoncision! On avait l’air bête avec ma copine…

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Tout le monde court pour glisser des billets là où ils peuvent: sous le chapeau, dans la chemise…

Et entre les plats, tout le monde danse. Un orchestre joue, une danseuse passe d’une table à une autre, en ramassant quelques billets. Et les collègues de l’école nous invitent à venir danser avec elles.

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Mais dès qu’on est arrivées, elles se sont toutes poussées en cercle, nous laissant danser au milieu. Un caméraman tournait (l’horreur!) et on me mettait dans les mains (et sous le foulard) les foulards et des billets! J’aurais presque pu gagner un aller pour Tashkent!

Mais ma copine doit rentrer à Paris! On dit au revoir à la famille, et on rentre une fois à Tashkent. Ma copine prend l’avion, et moi je repars pour Boukhara…

Et ça a un peu gâté… le bus de nuit pour Boukhara a été horrible, j’avais très froid. Mon voisin me mettait sa main sur ma jambe et essayait de dormir sur mon épaule. Je vous rassure, il n’a pas fini le voyage à côté de moi!
Le bus s’arrête à 1h de Boukhara, me disant de monter dans la petite voiture qui part à la ville. A 6h du matin. Et dans la voiture, je me rends compte que je n’ai plus mon appareil photo numérique. Alors la petite 2CV fait demi-tour et court à la poursuite du bus à… 200km/h? Franchement je préférais oublier mon appareil plutôt que de mourrir dans un accident, j’essayais de le lui dire mais rien à faire… on a trouvé le bus, pas d’appareil. Volé, quoi. Et le chauffeur cherche pour moi l’auberge (alors que je n’ai rien demandé), galère et réussi à me le trouver. Et là, coup classique, il me réclame 20$, à la place de 2. Heureusement le gérant de l’auberge est venu m’aider.

Mubinjon's Hotel et le Mubinjon
Mubinjon et son hôtel, le plus vieux de quartier.

J’ai très mal commencé mon voyage mais ça a été mieux… Il y a un restaurant Ouzbék à Paris où j’ai rencontré un jeune. Sa famille tient un restaurant à Boukhara

chez Saidjon
Au plein centre de la ville historique.

Et au début, je me suis trompée et suis partie à l’hôtel de même nom. J’ai rencontré un jeune ouzbek, Mikha, qui m’a aidé à tout faire cette journée: chercher un billet pour Inde, tirer de l’argent, le changer, et même une petite visite guidée. Il parlait anglais et j’ai passé une excellente journée. Il m’a même prêté son appareil photo, donc les voici!

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Minaret Kalyan
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et la mosquée
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taq-i-sarrafon (ou un autre arcade commerçant)

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Avis aux amateurs des objets de l’ancienne régime soviétique!

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Ismail Samani mausoleum

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Manty

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Dolma: poivron farci au mouton. Le plat que j’avais mangé à la frontière

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et mon précieux guide. Y a 3 jours, mon amis ouzbek à Paris m’a demandé si la rumeur était vraie: j’ai eu un petit ami à Boukhara. J’étais mort de rire! Non, c’est pas vrai! 😀

Grâce à lui, j’ai pu tirer de l’argent et le changer en monnaie locale facilement. Parce que ici, comme en Kirghizstan, on ne peut tirer de l’argent avec sa carte bleue comme en France: la banque nous avance de l’argent en dollar et on doit le changer en monnaie locale, sums. Pour acheter mon billet pour l’Inde, j’avais besoin de à peu près 200$, près de 300 000sums. Je les ai récupérés en billet de 500. J’avais mon sac à dos rempli de billet! Je devais en avoir près de 800 billets. Je pense que ça ne m’arrivera plus jamais! 😀

Mais je tombe malade, fièvre et un semblant de cystite. J’ai été accueilli par des amis de la famille de Sardanya mais impossible de sortir, clouée au lit et aux toilettes… et les repas ne m’aidaient pas: mouton, frite et riz sautés, œuf dur au petit déjeuner, soupe de gras de mouton… je dormais pour digérer toute la journée. La nuit j’ai pu un peu chanter avec les filles qui gardaient la maison sur les chansons de Alizée (la chanteuse la plus connue en Ouzbékistan!)

J’ai quitté Boukhara pour Gidjuvan où un céramiste rencontré à Paris m’attendait. Ici, on m’a emmené à un mariage.

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La mariée reste la tête baissée pendant tout le long de la cérémonie. Encore les invités sont arrivés avec des tapis sous les bras. Et tout le monde danse, surtout les plus agés. ^^
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L’atelier. Les touristes passaient visiter. Et moi, je dormais toute la journée… v_vDSC04793.JPG
Avec des éléments des dômes des mosquées

Voilà la fin de mon triple ouzbek de 1 mois. Après je suis retournée à Tashkent. Encore une fois, le voyage a été difficile! Arrivée à Tashkent à 6h du matin. Mais personne m’a dit qu’on était arrivé et on ne me virait pas. J’ai compris que 1h seulement après qu’on était arrivé. Pour rejoindre le centre, tout le monde m’embrouille, je finis par prendre un taxi qui me dépose dans le « centre », avec musées et autres bâtiments administratif. A 7h du matin, c’est très partique, surtout que je lui demandais un endroit pour manger et faire de l’internet. Et encore une fois le chauffeur me réclame 20$. Me passe un portable derrière lequel crie un autre homme, mon chauffeur me crie aussi dessus mais c’est con, je ne comprends pas le russe! J’ai levé la voix, et au bout de 5min d’échange tumultueux, il est parti, furieux, en me laissant seule dans un centre commercial. Je prends le métro mais je n’ai pas de plan et je ne sais absolument pas où je suis et où il faut aller. Je trouve finalement un supermarché, un bus qui va à l’aéroport, un centre internet.
J’arrive à l’aéroport avec 10h d’avance, mais au moins au frais et sûre ne pas rater l’avion! Je n’avais pas dormi la veille, l’avion partait à 23h, arrivée à Delhi à 3h du matin…

Si vous voulez manger ouzbek, allez rendre visite à Saidjon de la part de Shoko à Tchaikana de Boukhara au:
53, rue Amelot
75011 Paris
métro Chemin Vert, Bastille

Aller, on part en Inde la prochaine fois pour 6 semaines!

ps: voici en cadeau, LA chanson que j’entendais en boucle dans les restaurants ou dans les bus:

Mon tour de table dans le monde 3: Ouzbékistan -part 1-

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Mosquée Bibi Khanoum

Je vais couper mon mois en Ouzbékistan en 2 parties tellement il a été… pleins de rebondissement.
Première partie, donc. Fin août, ma copine et moi arrivons à Dustlik, à la frontière sud entre le Kirghizstan et Ouzbékistan. C’était le chemin le plus court pour relier Chine et Ouzbékistan. Passer par la capitale, Bishkek nous aurait pris trop de temps.
On arrive donc tranquillement en bus à la frontière… contrôle de passeport à la sortie Kirghize. Les soldats s’amusent bien de voir débarquer 2 jeunes filles, on ne comprends pas très bien ce qui leur fait rire mais bon, du moment qu’ils nous passer avec tampon « sortie » sur le visa…

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Entre 2 frontières

Entre la sortie de Kirghizstan et l’entrée de l’Ouzbékistan, un petit kilomètre rempli des 2 côtés de changeurs de monnaie. Avec 1 euro = 1200 soms, faut prévoir un gros portefeuille. Et là, mauvaise surprise, la première du voyage. Mon visa ne commence que dans 3 jours! Et n’ayant qu’un visa à simple entrée, je ne peux ni retourner en Kirghizstan, ni entrer en Ouzbékistan pendant 3 jours. Bloquée donc avec ces changeurs de monnaie et les soldats ouzbéks.
Ma copine a le visa valide et est priée de passer le chemin.

Alors, réflexe, j’essaie d’appeler l’ambassade de France en Ouzbékistan, à Tashkent, à plusieurs heures de la frontière. Le monsieur qui me prête son portable ne pense qu’1 chose, me taxer mes dollars le plus possible (et tout ça en Russe bien sûr) et la gentille réceptionniste à l’ambassade complètement à côté de la plaque: « vous n’avez pas de faxe pour nous envoyer une photocopie de votre passeport et de visa? » ou « mais il n’y a pas de restaurant ou d’auberge là où vous êtes coincée? », « vous ne pouvez pas faire parvenir votre passeport à l’ambassade? » … « je suis bloquée ici, je vous ai dit ou pas??? »
A part un tuyau d’eau, je ne voyais pas grand chose. L’eau bien sûr pas buvable pour nous. « Vous pouvez nous rappeler dans 15min? »
Bref, autant dire, il ne fallait pas compter sur eux. Elle n’a jamais dû mettre le pieds, même vu comment était cette frontière.

Ma copine a eu une insolation et on a pu faire ouvrir l’infirmerie placée en plein milieu de la zone militaire (tout vitrée) avec un médecin fort sympathique. On est resté assis sur les lits blancs la journée en se demandant ce qu’on pourrait bien faire…

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la vue de l’infirmerie, la frontière qu’on a pu admirer pendant 24h…

On me propose de m’héberger dans le foyer situé juste à côté de la zone militaire entre le 2 frontières, la seule habitant ici. Mais ma copine, qui a déjà le visa tamponné, ne peut y aller et doit partir de… l’autre côté.

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Après on nous a dit que c’était interdit de prendre des photos ici.

A notre grande surprise, les soldats nous servent un dîner! du poivron farci au mouton avec pomme de terre et carotte, un naan (du pain) et du thé. On avait un peu rien mangé… et on se demande qu’est ce qui va se passer après.

Alors, un commandant nous fait comprendre qu’on peut dormir dans son « salon », une petite salle avec une table basse et canapé. On prend nos sacs à dos et on y va… quand j’y pense, on est bien naïve, et le monde n’est pas si cruel qu’on nous dit puisqu’il nous ait pas arrivé de catastrophe, juste quelques peurs. Mais qu’est ce qu’on aurait pu faire…^^;

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On a eu droit aux énormes shots de vodka (dont on a fait plus semblant de boire), du tan, du lait de jument alcoolisé, la spécialité kirghize. Il n’a pas réussi à ma copine… très mauvaise nuit donc, à dormir sur la moquette dans la minuscule salle.

Le matin, on se fait virer. On se jure de se retrouver dans 3 jours dans un B&B à Samarkand, on se dit bonne chance et je me retire chez la famille ouzbék, elle part.

La famille… grand-mère et ses 4 fils, la femme de l’aîné et les enfants et femmes des autres fils qui passent et repassent… je n’ai pas compris qui était fils de qui, qui habitait où… on m’a attribué une chambre et il était déjà l’heure de déjeuner.

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… de la pomme de terre sautée. Il récupère le reste du dernier repas pour le suivant. C’est servi dans un plat unique et tout le monde se sert à la main. Un torchon circule pour pouvoir essuyer ses doigts. On était 6 ou 8… servi avec 1 piment frais (à croquer) et du thé. Le reste de ce repas avait été utilisé pour le dîner, dans une sorte de feuilleté cuite à vapeur, avec en guise de pâte, une pâte de ravioli (honum).

Ils ne parlaient pas anglais, donc on ne se communiquait pas beaucoup. J’avais mon guide de conversation mais bon… On commémorait l’indépendance de Ouzbékistan des russes donc je voyais à la télé, les danses, les chants traditionnelles… moi qui voulait découvrir la culture locale, j’ai été servie, hébergée malgré moi chez l’habitant pendant 3 jours ^^; Donc je vous fait partager aussi!

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Chaque maison habrite un cour intérieur avec un vigne. C’était la saison, à la fin de chaque repas, on en cueillait. J’ai même appris le mot en ouzbék: uva, je crois.

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La cuisine, face au cour, qui accueille aussi potager, toilette et Le robinet, le seul de la maison. Je me demande comment elles font l’hiver quand il fait -20°c…
C’est sur ce takhta qu’on mange. soit on met les plats directement sur le tapis, soit on ajoute une table basse dessus. On se met entièrement dessus, à 6 (ou moins) et on mange toujours avec ses doigts.

Les ouzbeks adorent danser. Les femmes pourraient danser assises, on bougent surtout les bras, main et tête ^^ et apparemment ça commence tôt!

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« vas, montre lui comment tu danses…! »

Tout ça pour raconter mes 2 premiers jours! Je vais jamais y arriver! bon, c’est bon, je peux passer la frontière… direction Samarkand! Je voulais prendre le train à Andijan. Taxi collectif jusque là bas.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les russes ont envoyé les prisonniers Coréens en Ouzbékistan (comme les allemands ou les prisonniers russes). Daewoo et Hyundai se sont depuis installés et on ne voit que 2, 3 types de voitures ici: Nexia, genre de taxi collectif (pour 4 à 5 personnes) ou des mini bus. Sinon, j’ai été dans un vieux Ford bleu pour ~20 personnes, avec des autocollants des Bleus lors de la Coupe du monde de 98. Oui, les vieilles voitures, cars, bus… sont rachetés par ces gens là qui utilisent comme les seuls moyens de transport entre villes. Et un trajet vaut 4000 à 10000 soms pour traverser le pays. Le chauffeur passe avec un sac plastique pour ramasser les billets!

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photo de ma copine No sur Flickr

Mais la mauvaise surprise, arrivée à la gare ferrovière, on m’apprend que le train pour Samarkand ne passe que dans 5 jours. Bon… je reprends un taxi collectif et part d’abord pour Tashkent pour ensuite reprendre un bus pour Samarkand. Y arriverai-je dans la journée…?

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Dans mon Ford bleu…

Ca commence à faire long, promis, le prochain billet sera plus court et plus gastronomique mais je vais m’arrêter là pour celui ci, ça fait…
Suite au prochain épisode…! 😀

***
Mes précédents récits de l’été /automne 2007:
1/ Chine OuÏghour
2/ Kirghizstan

Dernier moment ouzbek

J’ai galere pour trouver ce « internet center », un prefabrique bleu transparent au milieu d’un jardin d’un autre gros batiment… mais ca fait un peu longtemps que je n’ai pas pu acceder au blogger et je ne voulais pas partir sans vous donner les nouvelles. Desolee et merci pour ceux qui m’ont envoye des mails…
Depuis que j’ai quitte Noemie et partie pour Boukhara, il m’est arrive pas mal de problemes et c’est aussi pourquoi je n’ai pas pu aller aussi souvent que je voulais sur internet. Pour aller a Boukhara, le bus de nuit a ete horrible, j’ai eu tres froid et j’ai perdu mon appareil photo (entre temps un con m’a tripote… (tiens en fait, ici j’ai un atout beaute: mes sourcils, parce que No confirmera, les ouzbeks aiment, enfin ont ete du moins, les gros sourcils, limite un trait sur le front ferait tomber plus d’un ouzbek! lol)

J’ai retrouvé le cpli qui passait en boucle dans le bus!

On me demande 25$ le trajet qui ne valait meme pas 2. Heureusement que le gerant de l’hotel l’a fermement envoye balader… voici le monsieur et une vue de l’hotel.

Mubinjon's Hotel et le Mubinjon

Puis j’ai rencontre un jeune ouzbek charmant qui m’a aidé, m’a emmenée visiter la ville.

100_1709Devant le Minaret de Boukhara

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un manty?

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Mais à mon 2e jour a Boukhara, gastro severe avec fievre et donc j’ai passe les 3 jours de Boukhara en faisant des aller retour entre mon lit et les toilettes. Mais bon, fallait que je consulte les mails donc je sortais quand le soleil se couchait un peu, vers 16h mais dans le quartier ou j’etais, la vieille ville, faire de l’internet etait plus un test de patience et d’endudance que autres choses… j’ai pu repondre aux mails mais c’est tout… et je suis partie chez les soeurs d’un ami de Nargiza… moi non plus je ne comprends pas grand chose. Et j’ai passe les pires journees de mon sejour entre la chambre et les toilettes, a dormir toute la journee (super sympa l’invitee!). Mais le pire, etait peut etre le repas… elles voyaient bien que j’allais pas bien, je le leur disais et j’avais 3 repas par jour, oeuf sur le plat au petit dej, plov avec mouton et frites a midi ou au soir… et manger me fatiguait et je dormais toute la journee… Puis je suis partie a Gijduvon, chez le ceramiste lundi soir, a 1h de Boukhara. La pareil, super accueillante, 3 repas par jour a base de mouton bouilli… c’etait presque devenu une torture, ayant l’impression de manger une bombe a retardement… mais bon, je vais mieux aujourd’hui. Ca m’a fait du bien de faire mon animal en hibernation… entre temps j’ai assiste a un mariage (apres une fete de circoncision, je pense qu’on a fait l’essentiel). La mariee, toujours la tete baissee, s’incline regulierement pour remercier les invites d’etre venu (alors que franchement on est la pour manger, boire et danser gratos) tandis que le marie droit veille sur les invites a ses cotes…
Le ceramiste ouvre son atelier aux touristes. J’ai vu passer des groupes de francais, suedois, jap ou allemands. C’est dommage que je ne puisse pas en ramener, ses objets etaient beaux. Et j’ai repris un bus de nuit pour revenir a Tashkent. Celui ci était plus grand, plus moderne et j’avais pris pull et chaussettes contre le froid. J’étais assise a côté d’une jeune qui parlait un peu français, ce qui a rendu le voyage beaucoup plus agréable. Mais bon, comme je ne comprends toujours rien, je n’avais pas compris qu’on était arrive à Tashkent a 6h du matin. Mais tout le monde ne descendait pas et surtout on ne me disait pas de descendre. Il arrive souvent que le bus fasse des arrêts pour manger, ou remplir le bus pour les prochains arrêts. Mais quand même, les chauffeurs nettoient le bus, il commence a s’allonger… 1h plus tard j’avais fini par être la seule… et toujours rien. Alors avec mon frase book, j’essaie de savoir quand le bus repart pour Tashkent… ah, on est a Tashkent et vous les cons, vous ne m’avez rien dit et me regardiez rêvasser??? enfin qu’est ce que j’allais faire a 6h du matin dans la Capitale? Alors ou est le metro? « le métro trop loin, faut prendre le taxi » « non, je veux prendre le bus » « le bus va trop loin, ailleurs, faut prendre le taxi. On te fait a 2$ a la place de 3″… bon, ok, je n’ai pas le choix, je suis fatiguee et monte dans le taxi. Ou veux-je aller? Au centre ville ou il y a cafe, supermarche et surtout internet café! Alors le chauffeur m’emmène au « centre » de Tashkent, très beau avec pelouse et nombreux bâtiments immenses brillants, style « buisness center » et « musées »… Et surtout me reclamé 20$. Ha ha, on m’a déjà fait le coup, tu ne m’auras pas petit con! Et il insistait, me passait au téléphone je ne sais qui, qui devait me dire de lui payer 20$ surement mais c’est bête, comment comprendre le russe? Ja’ balance l’equivalent de 2$ dans la voiture et a seeaye de partir avec le chauffeur qui me faisait barrage sur quelques metres. Mais bon, il y avait un peu de monde et c’est souvent les filles qui crient au secours qui ont le dernier mot. Mais je deteste je deteste je deteste les taxis! Puis comment veut il que je mange et aille sur internet au musee a 7h du matin? alors avec mon sac a dos, j’ai pris le métro (expérience intéressante), me suis fait a moitie agressée par un vieux a cause de mon sac, descendue au 1er arrêt parce que pleins de monde descendaient et sortie au hasard… dans une rue ou il y a que des magasins de électro-ménager. Cool mais non, pas un seul cyber café, j’ai fait 2 fois la rue pour tomber sur celui ci mais j’ai trouve des bus qui vont a l’aéroport donc, rien de perdu… bref en gros j’ai rien fait de la matinée et puis je ne ferai pas grand chose car je crois qu’a 38 degrés, je vais plutôt aller me réfugier a l’aéroport ou je suis sure de trouver des chaises a l’ombre…

Samarkand

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J’ai essaye de mettre queques photos, toujours visibles sur mon flickr.
Voici donc Samarkand et ses fameux mosquées. C’est énorme, il faut prendre beaucoup de recul pour pouvoir observer… et j’ai pris cette photo très peu originale et recherchée pour vous la montrer… oui, on y est.

Demain après midi, on part pour Hovos, dans la famille d’une copine de No.

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au marché
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C’est tres beau mais tout se ressemble un peu.
La semaine prochaine, Boukhara, autre ville mythique ouzbek.

enfin samarkand…

Ma page blog ne marche pas, je ne peux pas voir vos commentaires…. et ca va super vite mais aucune clef USB ne marche donc ce sera sans photo! desolee d’avoir ete sans nouvelle aussi longtemps, j’avais un problème con avec mon visa et j’étais coincée 3 jours entre les frontieres kirghiz et ouzbek, dans la zone neutre…
On arrive a la frontiere, a Dostlik. On sort de Kirgihizstan donc. On fait quelques centaines de metres, remplis de changeurs de monnaies… et la a la poste ouzbek… je ne passais pas parce que j’avais 3j d’avance sur la date indiquee de mon visa. Faute debile, je n’ai pas compris comment j’ai fait… bref entre temps No avait son visa tomponne et moi je devais retourner d’ou je venais sauf que ayant un visa a simple entree, je ne pouvais plus retourner en Kirghizstan. Me voila coincee entre 2 zones ! J’ai appele l’ambassade de France en Ouzbekistan mais la fille au bout de la ligne semblait pas du tout comprendre ce qui ce passait, me demandant si je pouvais envoyer une copie de mon passeport et mon visa (bien sur, j’ai toujours mon fax ici!) et elle voulait parler avec un responsable de la douane, qui ne voulait pas prendre le telephone (il se nommera le Commandant). Alors avec mon phrase book a la main, j’essaiyais de faire comprendre la situation aux gens qui me pretait le telephone et qui voulait qu’une chose, que je paie la communication 1$ la minute (quand on sait que 1$ equivaut a 1250 som ouzbek et qu’une bouteille d’eau coute 450 com ca fait cher la communication… ) et qui a fini par reprendre le telephone parce que je ne voulais pas payer tout de suite la somme enorme… bref et l’ambassade qui me demande si je peux leur rappeler 15min apres ou me dit: « ca y est, on a reussi a parler ave les gens competents, il faut que, pour que je puisse passer, que mon passeport arrive a Tashkent (capitale Ouzbek, a 6h de la frontiere) ou a Bichkek, la capitale Kirghiz, loin aussi. Bien sur, j’ai toujours mon esclave avec moi qui fera le plaisir de faire l’allee retour avec mon passeport pour m’apporter mon nouveau visa…!
Comme No avait son passeport tamponne elle ne pouvait plus sortir de la poste frontiere qui faisait 500 m de long avec quelques batiments, une toilette et une fontaine (eau bien sur non potable pour nous!) parce que si elle sortait dans la zone neutre, ce serait comme si elle entrait en Ouzbekistan pour le 2em fois et encore avec un visa simple entree… donc elle ne pouvait sortir de la zone militaire et moi je ne pouvais pas avancer… Pendant que je courais a droite et a gauche, No a eu une serieuse insolation et est tombee pale, tremblante… on a ouvert l’infirmerie (une petite salle au plein milieu de tout, avec 2 lits, tout vitree) et on a passe la journee dedans.

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Les militaires n’ont pas arrete de passer, on les amusait beaucoup, me demandant si j’avais envie de manger par exemple (espece de connard, je peux pas aller manger parce que je suis coincee a cause de vos conneries!) en nous demandant toujours si on est mariee, bla bla… parce ici a 15 ans on est bon a marier et si t’as pas de gosse dans les 2 ans qui suivent tu es « remplacée ». Bon, il y avait des militaires sympas aussi mais de toute façon, tous les mêmes, dès qu’on ne les « amuse » plus, on est virées!
Bref, l’ambassade rappelle et repete la meme histoire « mais votre amies, elle peut y aller non? Ah bon, vous avez peur de rester seule avec les militaires? Y a pas de restaurant ou un endroit ou dormir la ou vous etes? » Je crois qu’elle n’a jamais du mettre les pieds ici! Des vrais incapables! La nuit commence a tomber, « grace » a No, on est installee dans l’infirmerie mais il faut la fermer et on est la, dehors, dans la zone militaire, a attendre que quelque chose arrive. Une famille habitant dans la zone neutre nous propose de me garder pour 5$ la nuit mais No ne peut pas y aller (la maison est a exactement 5 m de l’entree militaire!) Alors on reste la, tetue… la nuit commence a tomber et la, le Commandant nous apporte un nan et une assiette de repas chaud… on nous approte table et chaises et on mange le plat ouzbek bien gras de mouton mais on avait faim. Depuis qu’on a quitte la Chine, ca nous arrive souvent de manquer de bouffe, on a fait quelques experiences pain sec et the… puis on nous apporte du vodka et une boisson kirghiz, le lait de jument fermentee, gazeux et alcoolise. On nous installe dans le « salon » du Commandant et nous dit de boire le vodka avec un autre soldat, bien gras, lui aussi… bon, le lait de jument etait degueulasse, un lait acide alcolise…. et on pouvait pas enchaine les culs-sec de vodka (surtout moi avec tous les problemes que j’ai eu avec cette sympathique boisson). Alors on avait cru comprendre qu’on pouvait dormir dans ce petit salon apres… en attendant, les 2 mecs buvaient et etaient bien sur bien lourds!
Pendant le nuit, No qui n’a pas reussi a digerer le lait vomi tout, des soldats lui apporte de l’eau et de quoi nettoyer, et moi avec l’odeur, je me suis rappelee que je n’avais pas reussi a digerer le mouton et on etait donc bien bien malade toutes les 2. Pour ajouter une couche a cette agreable soiree, le Commandant, dormait sur le canape juste au dessus de nos tetes (on dormait par terre) et commencait a nous tripoter. J’ai reussi a me caler au niveau de ses jambes mais No a eu quelques emmerdes! Le lendemain, on nous vire de la salle a 8h, No toujours faible est encore a l’infirmerie, l’ambassade n’a pas rappele et vers 10h, un soldat nous vire, moi vers la zone neutre et No vers le pays. Le medecin qui nous aidait me remet en lien avec la famille qui habite a cote et on est obligees de se separer. On s’est donne RDV dans un hotel a Samarkand le soir 2 et on est parti, chacun de son cote. La famille etait… tres nombreuse, j’ai passe mes 2 jours avec les gamins, en faisant tout pour les amuser (dessiner, danser, prendre les photos, faire un chateau de carte…) devant la TV. Je ne voulais pas sortir, voir 1 seul soldat. J’entendais les camions qui attendaient pour passer la frontiere.
J’ai passe 2 jours au sein d’une famille ouzbek, a manger les plats avec les doigts, en essayant de communique en russe, avec la phrase book… j’ai rarement si peu parle!

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Et comme personne ne me proposait de me laver, je suis restee la, 4j sans prendre une douche sous presque 40 degres. Je n’avais que 1L d’eau, je prenais le plus possible le the pendant les repas et je ne buvais plus en dehors. Et le matin de 2, je passais la frontiere, tres enervee, et c’est le Commandant qui m’a tomponne le visa avec un « oh Shoko! » trop joyeux!!!! je n’ai rien declare a la douane contrairement a la formalite et je passais la frontiere en 3min!
Pour aller Samarkand on s’etait dit qu’on prendrai le train a la 1er ville avec une gare, Andijan a 30min en taxi. J’arrive a la gare et demande le train pour Samarkand, on me repond qu’il part le 7… ok. Et pour aller a Samarkand, en raison de la frontiere bizarrement tracee, on est obligee de passer par la capitale, Tashkent, puis prendre un autre bus pour Samarkand. Il fallait que j’arrive a cette ville mythique avant la nuit! Donc direction Samarkand, il etait 10h du mat’. Je prends un taxi collectif, on s’arrete pour faire ses courses, pour faire prier la grand mere… et a 16h on arrive a Tashkent. Je saute directement dans un mini bus, un Ford, et heureusement pour moi, il part tout de suite (No m’a raconte qu’elle a attendu 4h que le bus parte, le moteur allume). Je voyais le soleil se coucher….

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et oui, finalement j’arrive vers 21h. Une dame m’aide pour me faire monter dans un taxi qui m’emmene a l’hotel et a l’hotel, No etait la! Elle etait toujours malade et avait passer 1 nuit a Andijan, s’est fait arnaquée pour les transports… sa mère a appelé l’ambassade qui lui a dit que L’Ambassade m’avait placée dans une famille et que j’étais en securité! Elle n’a meme pas rappelé depuis jeudi soir!
Et puis j’avais pris des dollars un peu ancien qui ne sont pas accepte ici, avec 1euro =1750 sum, on a plus de 100 billets sur nous, mais bon, on est dans le pays. Je pense partir de Ouzbekistan plus tot parce que le 13 commence le ramadan et ca me fait chier. Peut etre Inde le 14 si j’ai un billet. Sinon, de peu que j’ai vu, Samarkand est tres beau, il y a enormement de touriste francais et japonais. Et je suis malade, nausee et co mais ca va mieux (enfin j’espere). No n’a pas reussi a se connectee pour son blog donc pas de nouveau post pour elle. Je vous tiens au courant, No rentre ce jeudi apres je serai seule. On verra apres. Tout ca pour dire, que finalement on s’en sort…?